REN se déplace tous les ans vers les monts du Morvan et leurs deux rivières magiques pour les lâchers d’eau de fin septembre. Ils ont invité les TEViens à se joindre à eux et à profiter de leur déplacement. Nous nous sommes donc retrouvés à 9 , 8 de REN et 1 de TEV , pour faire près de 13 heures de route dans leur minibus FIAT , aux sièges raides pour nos corps fatigués. Tous les REN qui connaissent notre cher Bébert vantaient son confort incomparable. Départ à 18h15 le vendredi de la plaine de Baud, arrivée au gîte d’étape de Moux-en-Morvan vers 1h30. Seuls dans les lieux nous avons pris nos aises.
Le samedi nous avons attaqué la Cure (classe III) pour une première descente de Nataloup au chalet du Montal, encadrés au sifflet par Robert et François qui connaissent très bien les sauts, les seuils et les passes. Reconnaissance des passages IV, les Sept-Taureaux (incidence gauche dans la descente de la chute ) et le Saut du Gouloux (seuil bien creux puis rouleau qui garde en sortie). La sortie du rouleau peut être parfois scabreuse. Après les deux kilomètres de planiols nous atteignons le rapide de la Truite, du III bien manoeuvrier parfois difficile à négocier, vu le nombre de kayaks sur l’eau qui vous cachent la trajectoire.
Après le pique-nique , nous rembarquons pour une deuxième Cure qui s’arrêtera après le saut du Gouloux. . Journée bien remplie pour le gros de la troupe, mais il y a des gourmands qui en feront une troisième avec les amis de Vern et de Pont-Réan.
Une belle journée avec des bains ici ou là, mais pas de gros problèmes.
Le soir, comme tous les ans, soirée festive à Dun-les-Places, où les plus malins avaient réservé un plateau-repas. Après notre bière, quand le concert a commencé nous n’avions plus assez d’énergie pour le rock and roll. Retour au gîte pour une bonne nuit.
Le dimanche ce sera le Chalaux, un cran au-dessus, avec deux beaux passages de IV que nous irons reconnaitre. En début de parcours, la chicane d’entrée (un petit seuil qui tombe sur un caillou rond) posera quelques problèmes à plusieurs. A cette occasion, rappel justifié au règlement : on ne va pas plus vite que l’ouvreur! Puis on aborde la Piscine à billes, du III dynamique bien enchaîné. Pour la Perte des Vaux il faut repérer la pointe du V dans la descente, mais tout va vite et parfois la situation peut être acrobatique quand on se retrouve perché sur le rocher.
Tout de suite à suivre arrive Courtibas, Le virage à 90° n’est pas facile à prendre sans se faire pousser sur un bloc. François, qui s’est placé sur la dalle, redirige ceux qui s’égarent vers le toboggan en S qui suit. Aucun souci pour notre groupe.
Pique-nique final au soleil dans la prairie à l’arrivée. Des bains, il y en a eu, on ne les a pas comptés. Je n’en vois que deux qui s’en seraient bien tirés. Une mention pour Antoine , le novice de 19 ans venu avec son Packraft pour découvrir la rivière sportive. Il s’est régalé.
REN fait du très beau kayak, avec conseils et sécurité. On navigue en confiance dans une organisation bien rodée. Et l’ambiance est toujours bonne. Merci de m’avoir accueilli, j’ai pris la place d’un des vôtres.
Coût : 153€
Participants : François C, Robert, Loïc, Yannick, Marie-Astrid, Michel, Antoine, Patrick E, Didier L