Comptes-rendus des sorties 2025

Cézembre lundi 6 avril 2 participants

Nous avons embarqué à la cale de la tour Solidor vers 10 h 30.
Il faisait un temps à emmener l’évêque de Coutances dire la messe à Chausey (j’adore cette expression).
Nous avons passé la pointe Béchard (oui j’ai la carte sous les yeux), longé les Bas-Sablons. J’ai capté à la VHF un collège de la SNBSM qui encadrait un stage de J80 et je suis allé le saluer à la cardinale Rance Nord. J’ai rejoint François au Petit Bé,

nous avons fait le saut jusqu’à la latérale rouge Crapauds du Bé, traversé le chenal des petits pointus, passé près des roches découvertes les herbiers et avons débarqué à Cézembre. Il y avait 3 personnes en semi-rigide, 3 autres en dériveurs et une bande d’ornithologue en goguette qui étaient passés avec leur matériel d’observation dans la partie interdite, raison de service sans doute.
Balade, vue, pique-nique, sieste et retour


par les pierres Garnier, les patouillets (latérale et roche), Harbour,

plage de l’écluse à Dinard, la baie du Prieuré, l’estuaire de la Rance quasiment jusqu’au barrage et retour par le rocher de Bizeux et sa statue.

Environ 18 km de kayak, superbe journée.
De retour au club nous avons vu arriver la bande de Concarneau !

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Nav autour de Concarneau
Vendredi 4 avril

Le rendez vous au club est organisé par Thierry, je retrouve le camion sur la route et nous arrivons vers 11h à l’auberge de jeunesse située en plein centre de Concarneau et face à la mer. Là, pas de places de parking en partie à cause du marché mais aussi du tournage du téléfilm « meurtre à Concarneau ». Quelques un d’entre nous assisterons à quelques minutes de tournage le soir en rentrant tandis que d’autres interpellerons la comédienne vêtue de l’uniforme de gendarme pour le camion mal garé pendant le déchargement des affaires.

Nous décidons d’aller naviguer coté ouest de la baie et embarquons près du centre nautique de Port la Forêt. La côte est belle, abritée du vent et surplombée de jolies villas. Passé Beg meil, la mer est plus agitée et nous faisons demi -tour sans atteindre la pointe de Mousterlin. Retour tranquille pour cette première mise en bras. La remorque est garée dans un enclos fermé puis nous découvrons notre gite (2 chambres solo, un dortoir de 4 pour les filles, et un de 6 pour les gars qui resteront 3). La soirée se termine par un resto dans Concarneau.

Samedi 5 avril

11 kayaks sur la remorque, 9 passagers dans le camion et en route pour l’ile Tudy où nous retrouvons Patrick et son ami par miracle (le lieu de RV étant resté assez vague). Nous embarquons dans l’idée de découvrir la baie de Pont L’Abbé à marée haute mais attirés par le phare de Langoz nous naviguons, papotons contents d’être sur l’eau avec cette belle météo, nous passons une pointe et au bout d’un moment toujours cherchant la baie de Pont L’abbé, nous décidons de faire demi tour. J’ai mis la voile et c’est un plaisir de refaire le trajet à bonne vitesse et avec une bonne glisse. Quelques beaux surfs en entrant dans la baie, vent dans le dos et courant descendant, amplifiés par les vagues d’un chalutier qui n’a pas réduit sa vitesse. Un peu d’adrénaline avant un stop sur une plage le temps d’un pique nique suivi d’un café en terrasse à l’Ile Tudy. L’après midi, certains décident de s’arrêter faire une petite sieste tandis que 3 courageux pagaient jusqu’à Pont L’Abbé (ca vaut le coup). Retour auberge de jeunesse et crêperie à 2 pas pour finir cette journée bien ensoleillée.

Dimanche 6 avril

Au programme Kérity-les Etocs (prononcer Eto). Nous retrouvons Alain B., Lisa, Bertrand C. et Didier L. .Visibles de notre lieu d’embarquement, nous arrivons rapidement aux Etocs et prenons le temps de pagayer entre les rochers à la rencontre des phoques. C’est un endroit magique, à refaire peut être à marée basse. Nous retournons à terre pour un piquenique sur la plage avant de reprendre les kayaks direction le phare d’Eckmühl. Alain, Lisa et Bertrand nous quittent et nous prévoyons de retrouver Lisa lors de prochaines grandes marées pour aller ramasser des algues. La navigation dans les algues et autour des rochers ronds est très agréable. Retour auberge et diner préparé par l’auberge (riz, ratatouille, falafel et compote pour le dessert).

Lundi 7 avril

Nous embarquons au pied de l’auberge, toujours sous le soleil et sans vent (une vraie journée d’été), pour faire le tour de la ville close. Didier L. nous accompagne. Un monde maritime extraordinaire où se côtoient un vieux bateau de pêche à visiter, des bateaux à l’allure militaire, des navettes pour passagers, des bateaux de plaisance bien sûr et le voilier TOWT transportant des tonnes de marchandises à la voile que l’on verra sortir du port. La côte que nous longeons est belle et les maisons donnant sur la mer sont bien intégrées au paysage et se cachent derrière la végétation. Nous naviguons dans de l’eau claire et turquoise et pique niquons dans l’anse de Kersaux que Isa appelle le Minahouet. Endroit très sympa que nous découvrons tous. Puis c’est le retour au quai nul où nous retrouvons le camion et la remorque.

Séjour estival dans des lieux magiques et une ambiance conviviale. 9 Teviens rejoints ponctuellement par 5 kayakistes (teviens ou pas). Coût de l’hébergement pour 3 nuits avec petit déj et 1 repas : 88€ en dortoir et 152€ en solo

Demat Tudou,

un 1ier lien de photos/vidéos de notre séjour à Concarneau :

Ken ar wec’hall war an Dour !!! Thierry … :wink:

Quelques photos de Didier L. des jours 3 et 4.
diapos etocs concarneau

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Arguenon-Fort Lalatte lundi 14 avril 2025

Dans ma quête des fleuves côtiers cette fois j’ai choisi l’Arguenon !
J’avais récupéré mon kayak dimanche au club. Départ lundi vers 7 h 45 de chez moi et arrivée vers 9 h à


à l’aire de covoiturage rive droite rue de Dinard à la sortie de la ville au niveau du

Marée Saint Malo PM 8 h 52 (11 m 71)(il faut 11 m pour accéder à Plancoët) BM 15 h 43 PM 21 h 07.
Je m’équipe, chariote (l’embarquement se fait rive gauche, tout à droite de la photo)

et m’apprête à embarquer quand la vanne s’ouvre pour vidanger

J’avais appelé le permanent du club local (merci à lui) qui m’avait fourni toutes les infos ; sur l’embarquement il n’était pas dithyrambique : « Bah y a des marches et après des cailloux ». En effet c’est un peu acrobatique mais ça se fait. C’est parti !

Je me mets en mode Éco++ (longue journée). L’Arguenon est superbe, il y a beaucoup d’oiseaux et un gentil courant.

Carrelet géant

Château et chapelle de l’Argentaye
Je retrouve au Guildo trois acolytes de KMCE (dont deux adhérents TEV également) après une grosse heure de bateau (7 km).
Un phoque se prélasse sur un petit ponton au milieu de l’Arguenon. Nous longeons la côte sans effort vent et courant dans le dos et arrivons rapidement à la cale de Saint-Cast pour une petite pause.

Nous passons ensuite la pointe et découvrons le panorama sur la baie de la Fresnaye, fort Lalatte et le cap Fréhel. Nous progressons vers le fort en alignant le fort et le phare pour ne pas nous faire aspirer par le courant, on doit avoir 2 N de courant portant. Bernard a hissé sa voile.

Nous arrivons facilement au fort, mettons cap au sud vers la baie, passons la pointe de la Cierge et nous posons sur une plage (21 km depuis Plancoët).

Après le pique-nique nous rejoignons le chemin côtier (il y a des cordes) et marchons jusqu’à Fort Lalatte.


Bernard nous régale de quelques trouvailles :

Des Daldinia concentrica

Un méloé violet femelle.
Nous repartons vers 16 h 45, traversons la baie de la Fresnaye face au vent (10 N, quelques rafales), longeons la côte jusqu’à la pointe de Saint-Cast. Bernard et Colette s’arrêtent là et rejoignent une voiture déposée le matin. Didier continue avec moi jusqu’au Guildo. Il y a toujours un peu de vent de face mais aussi du courant portant. Au Guildo (18 h 45)(34 km) nous voyons encore trois phoques, Didier débarque et retrouve sa voiture et après une rapide pause j’enchaîne sur la remontée de l’Arguenon. Le courant est puissant

et je remonte jusqu’à la chapelle en un rien de temps, jusqu’à buter sur le courant descendant de la rivière. J’attends que le niveau monte (plusieurs cm par min) pour arriver vers 20 h. J’attends encore que le niveau monte pour débarquer (41 km environ).

Passe à poissons du barrage anti-marée

Débarquement
Rangement (il a plu un peu)

et retour après cette chouette journée.

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Séance sur la Vilaine samedi 19 Avril 2025

Balade entre le club et Cesson puis manoeuvres sur la petite veine du moulin de Tizé pour 2 OC et leur éuipage.
Balade bien arrosée pour Luc, Daniel, Pascal et François

Compte-rendu du stage CDCK35 qui a eu lieu du 16 au 20 Avril 2025 à Saint Cado.

Quinze personnes dont quatre TEV ont participé à ce stage CDCK35 multiclubs mer/rivière organisé par Mélanie Roger et Olivier Herveic.

Départ mercredi 16 Avril direction le SEV de Inzinzac Lochrist, pause casse croûte sous le soleil puis on embarque. Trois groupes sont formés selon les niveaux et sont répartis sur le stade. Travail sur les courants, la transmission, la précision, bref les gammes essentielles toujours fortement utiles à retravailler, sous les conseils avisés de Mélanie et Olivier. Un énorme grain passe, comme une pluie tropicale, mais il fait relativement doux. Travail de nage en eaux vives pour certains, et de récupération; avec de belles illustrations de comment le nageur mal positionné peut faire baigner le sauveteur dans une traverse de courant. Après trois heures sur l’eau, on part en direction du gite de Saint Cado.

Jeudi 17 Avril, on va jouer à domicile, dans les courants de Pont Lorois, sous le soleil, coeff 69. Le matin on part en kmer, on arrive très vite portés par le jusant aux rochers de Men Halen, entre lesquels on apprivoise les courants avec nos longs bateaux.

Puis on file vers Pont Lorois, on fait demi tour sous les piles car le jusant pousse déjà pas mal, et on remonte en s’amusant dans les courants (certains ont clairement plus de talent que d’autres pour cela). Retour vers l’îlot de Nichtarger, on fait la boucle de la presqu’ile de Saint Cado, et on remonte manger au gite.

Le ventre plein, certains vont le tour de la presqu’île de Saint Cado, d’autres musardent dans les hamacs.

Sous le ciel bleu c’est magnifique. Ci-dessous une photo de la chapelle et son Clocher :wink:

En fin d’après-midi on remonte dans les bateaux, mais cette fois en kayak de rivière et à marée montante. Entre les rochers de Men Halen, travail de bacs surfés, de surf tout court pour d’autres, de bains, de récups, et d’esquimaux. Ce soir on sera 15 à dormir au gite, léger overbooking de couchages.

Vendredi 18 Avril, le temps est bien crados : vent sensible, grosse pluie qui mouille, et ciel bouché. Un tems idéal pour découvrir le surf dans la baie de Quiberon en kayak manoeuvrier ! Direction la plage de Sainte Barbe, manoeuvre à la con pour passer la barrière de 2,1m, et c’est parti. Force 5 et pluie, autant dire qu’on va y laisser des calories ! Brief sur les appuis pour glisser latéralement aux vagues, puis on se lance. Vu le vent latéral, il faut lutter pour rester dans la bonne zone. Certains vont chercher les vagues du fond beaucoup plus formées et s’en tirent avec aisance (Jonathan et Mathieu par ex). Deux heures plus tard, on est cuit. Il faut se changer sous la pluie et dans le vent, refaire la manoeuvre à la con pour passer la barrière, et retour au gite. L’après-midi on s’octroie une pause bienvenue : tour à saint Cado mais toujours sous la flotte, puis Mélanie anime un atelier « étirements/souplesse » qui rencontre un vif succès (fatigue du 3e jour oblige).

Samedi 19 Avril, il fait gris mais doux et seulement 2 Bft, on prend la direction de l’île de Berder dans le Golfe du Morbihan pour faire un tour en kmer. On trace la route jusqu’à la plage du Drehen sur l’île aux Moines, où on casse la croûte. Peu de monde sur l’eau, on est peinards. Ensuite on prend le tapis roulant jusqu’à la côte sud de Berder. On fait une jolie traversée vers l’île de la Jument. C’est un petit coeff de 49 donc la Jument est loin d’être énervée, mais il faut tenir sa trajectoire sur la distance tout de même, ce qui n’est jamais évident pour les moins aguerris.

Ensuite petit exercice de récup impromptu magistralement réalisé par Brigitte et Jonathan, qui évite à la baigneuse de partir dans la Jument en marche arrière. Notre parcours se poursuit en passant au Nord de la Jument, puis entre Hent Tenn et le sud de la Jument, puis retour pour une traversée vers le sud de Berder, plus facile car on est porté par le courant de la Jument. Arrivée trop tard pour jouer dans la vague de Berder, il faut porter dans la caillasse.

Ce soir, on porte un toast à Philippe R. trahi par son épaule, mais qui nous a régalé d’un saumon gravlax de niveau Michelin 3 étoiles, merci Philippe !

Dimanche 20 Avril, il faut rendre le gite, donc gros atelier nettoyage et rangement des affaires personnelles étalées aux quatre coin du gite et du jardin (et des remorques stockées sur le port). Plusieurs appels VHF sur le canal 16 ont été envoyés du style « qui aurait vu mon pantalon ?, à qui est cette pagaie ? » et autres messages de détresse de ce style.
La fatigue se faisant sentir après quatre jours d’efforts, plusieurs (dont moi) déclinent la proposition de dernière sortie à Pont Lorois. On en profite donc pour aller assister à une étape du championnat de France de Waveski sur la plage de Mané Guen. En ayant bavé comme des rats morts deux jours précédents, on apprécie un tout petit peu mieux la virtuosité des athlètes.

C’est l’heure de prendre le chemin du retour, on retrouve le soleil sur la route du retour, on casse la croûte vers Brocéliande, et on décharge le matos à REN. Retour de BBER et du matos à TEV prévus ce matin.

Un énorme merci à Mélanie Roger et Olivier Herveic pour leurs talents d’encadrants, de pédagogues, de logisticiens, de cuisiniers qui ont fait la réussite de ce stage (et de ceux passés aussi).

Relive de la journée dans le Golfe : CDCK35-Golfe-19Avril2025 | Relive

Photos et trace GPS d’Emmanuel: CDCK35-Avril2025 – Google Drive

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Petite Sélune du lundi de Pâques

Nous étions 4 à avoir renoncé à la chasse aux œufs pour descendre la Sélune en ce lundi de Pâques.
Arrivant de 4 Endroits différents, le RDV était au barrage de Vezins.
Le temps étant menaçant, nous nous changeons « subito » comme disent les italiens et mangeons le casse croûte sous le hayon du Trafic d’Éric.
Le temps de remonter au pont de la République, il fait grand beau. Nous regrettons la crème solaire restée au fond du sac.
La Sélune est à 0,70 soit 6,9 M3/s. Petit niveau mais ça reste agréable. Nous trouvons au moins 3 vagues intéressantes et pas trop risquées qui vont permettre à Bernard et Fabien de s’initier aux joies du surf statique.
Les planiols sont un peu plus long mais comme il fait beau…
Le rapide cl 3 se passe bien avec un magnifique Rock splash suivi d’un gros appui par Fabien. Merci aux formateurs.
Pour conclure, Fabien nous offre la BDE à la guinguette de la roche qui boit, un nom prédestiné.
Avec le kouglof d’Éric, nous sommes requinqués pour rentrer à la maison.

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Île d’Yeu du 1er au 3 mai
Nous étions Bertrand et moi disponibles et motivés pour faire du beau kayak entre le premier et le quatre mai.

Nous avions une revanche à prendre sur l’île d’Yeu où nous avions eu des aventures sur la côte sauvage ( voir CR 2016).

Nous voilà prêts à embarquer à l’école de voile de Notre-Dame des monts à 13 h. Trop tard pour la marée et avec un petit vent 3 bft 3/4 face. Pas les meilleures conditions pour attaquer une grande traversée mais tel est notre destin…

Il nous faudra 4 heures d’efforts pour atteindre la pointe des corbeaux soit 21 km, pas mal vu les conditions.

À peine débarqué, il se met à pleuvoir. On fait la tronche. Heureusement le soleil revient et on trouve un bivouac sympa un peu au nord.

La nuit est bonne et c’est vers 8h30 que nous nous lançons sur la côte sauvage. Il y a un peu de houle qui nous tient à distance raisonnable des cailloux. Premier arrêt plage des soux où nous débarquons pour voir des dolmens annoncés sur la carte. Ils doivent être sous la végétation car nous ne voyons rien. Par contre le sentier est superbe.

Nous reprenons notre pérégrination, Port des meules, vieux château.

Avant la pointe Nord ouest nous voyons arriver une grosse houle qui nous oblige à nous éloigner de la côte particulièrement aux pointes. Ça tape fort et il y a des brisants un peu partout. Prudence. Cette navigation attentive de poursuit jusqu’à Port Joinville. Un peu avant nous trouvons une plage où l’arrivée est facile.

Nous filons à pieds au bourg car nous avons très envie d’une moule frite.

Les moules viennent de l’Aiguillon car celles de l’île d’Yeu ne sont pas encore assez grosses.

Quelques courses au SuperU et nous allons nous poser au sud de l’école de voile.

Après une bonne baignade chacun vaque à son loisir préféré, tai chi pour moi, course pour Bertrand.

Au retour Bertrand passe devant le camping qui a l’air bien. Ce sera pour une autre fois.

Bivouac tchétchène en haut de la plage et après avoir regardé la météo nous décidons de commencer la traversée à 14h.

En attendant c’est quartier libre. Je monte à la citadelle qui est un peu décevante tandis que Bertrand retourne sur la côte sauvage.

Pique-nique rapide et premier coup de pagaie à 14h comme prévu.

Nous avons un vent de 3/4 arrière s/so 3bft, une houle d’ouest. Cela nous oblige à une navigation technique, zig zag pour Bertrand et louvoiement pour moi.

On met du coeur à l’ouvrage car la traversée de 18,5 km est expédiée en 2h40 soit 7km/h de moyenne.

Il ne reste plus qu’à charger et rentrer à la maison

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Stage Pyrénées mai 2025
Nous sommes 7 ce samedi en direction de la vallée du Salat. Route sans histoire jusqu’à Moulin Lauga où nous avons reloué le gîte au bord de la rivière.
Dimanche matin, devinez quoi ? C’est Salat avec embarquement au pied de la maison.
Nous sommes en forme, nous avons faim de rivière, nous déchirons toutes les vagues à surf. Deux bains quand même. Ya de l’eau, sans plus (99 à l’échelle de Soueix Rogalle).
L’après midi, nous remontons à Pont de la Taule. L’eau a baissé 95, un peu plus de cailloux et un peu moins de bras que le matin.
Il pleut dans la nuit. Le niveau monte et ce lundi matin nous refaisons Pont de la Taule/ Seix bien gras et nous nous lançons sur l’Alet. J’embarque au dessus du « passage clé » au dessus de la guinguette et retrouve le groupe le groupe en dessous.

Descente technique jusqu’à Pont de la Taule où nous retrouvons Didier et Bernard qui nous ont manipé. Fin de descente sans problème. Gros orage en soirée. Plus d’angoisse pour le niveau d’eau.
Mardi nous retrouvons Victor pour un Garbet en folie. Nous débarquons une partie du groupe avant que ça se corse. Les rapides sont puissants et pas toujours très francs. Le rapide clé est fatal à Marie qui nous fait un beau et long bain. Heureusement elle récupère vite et finit sa descente.
Retour au gîte pour une gamellée de pâtes et c’est reparti pour l’Arac qui est en belles eaux 0,55.
Comme on a fait une navette inversée et que je ne trouve pas d’embarquement commode avant Biert, c’est parti pour 12 bornes de cl 2/3.
La descente est agréable mais la fatigue se fait sentir surtout pour notre nageuse du matin. Un arbre vicieux dans un bras nous cause une sueur froide mais ça passe. Par précaution nous envoyons le reste du groupe parpiner dans l’autre bras de rivière.
Nous débarquons une partie du groupe à Castel d’ Aleu et allongeons le coup de pagaie pour finir les 4 derniers km.
Il faut être à la boucherie avant 19h.
BDE bien méritée à Seix avec Victor qui rentre après sur Toulouse.
À peine arrivés nous nous lançons dans la confection de pizzas maison avec pâte maison.
Du jamais vu en stage à ma connaissance. Un succès !
Mercredi matin tout le monde est un peu moulu. On décide de marcher. Cirque de Cagateille le matin, port puis mine de Salau. Une visite intéressante à une époque où on parle de rouvrir des mines en France. Le soir c’est épaule roulée d’agneau en cocotte, encore un succès. Un des enseignements de la journée off c’est que l’autostop est une institution dans la vallée. Les autostoppeurs que nous avons pris nous confirment que ça marche très bien.
Jeudi matin on est parti pour l’Arac. Il a baissé un peu mais reste intéressant. Philippe se dit que plutôt que de pédaler, il va tendre le pouce. Désormais e vélo va rester dans le fond de la remorque. Dans la navigation, on est prudent jusqu’aux arbres qui bloquent la passe. Tout le monde passe dans la gravière.
L’après midi on repart sur le Garbet. Il a baissé, retrouvé ses eaux claires et est très agréable. Pendant la manip, un des montants de la remorque rencontre un parapet de pont : un peu de soudure en perspective…
Au menu courgettes farcies végétariennes et carnées. Miam miam.
Pour notre dernier jour nous décidons de retourner sur le haut Alet. Mauvais choix, il a beaucoup baissé. Le Garbet a sans doute mieux gardé son eau ce qui fausse le niveau d’eau à Soueix Rogalle qui est à 1,04.
Nous nous contentons de Pont de la Taule Seix descendu sans problème.

C’est le programme de l’après midi. Les pagayeu.r.se.s sont déchaînés. Bacs, surfs, stops s’enchaînent à un rythme effréné. Jusqu’à un bain à l’entrée du canyon qui déclenche un sketch. On perd la nageuse dans la pampa, puis un sauveteur lui aussi avalé au point qu’on croit qu’un ours rôde dans les parages. Puis on retrouve tout le monde mais le sauveteur perd son kayak…
Tout rentre dans l’ordre avant Seix et on remonte faire le ménage. Nous avions profité de notre arrivée tôt le matin pour dévaliser la boucherie et la fromagerie d’excellents produits locaux.
Nous avons réservé à l’hôtel de la poste où nous nous régalons d’une tarte tatin au confit de canard…
Samedi c’est retour. Départ 8h, 8h30 le temps de faire quelques courses. Arrivée 18h45; Déchargement, dispersion 19h30.
Les stats: nous étions 7, TEV 3, REN 3, Pont Réan 1
Nous avons fait 1937 km dont 280 de navettes, un excellent ratio dû au fait que le gîte est au coeur des rivières. CA Bébert 1084,72 avec un solde de 809,93 €.
Prix de revient du stage 332 € restau compris dû à la bonne négo du gîte par François et aux menus diététiques du début de séjour, merci les filles.

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Réchap’ Rance du dimanche 25 mai

Nous (avec Mathieu, Jonathan, nouveau Jérémy péchu (merci pour les photos) et revenant Daniel en pleine forme) nous sommes retrouvés vers 9 h au club. Nous avons commencé par bouger difficilement la remorque mer puis nous avons enlevé le frein à main (pas con les gars, pas réveillés non plus). Inscrits 6 nous nous retrouvâmes 5 car le 6e croyait que la sortie avait lieu la semaine d’après.
La météo annonçant des claques (appelées aussi des Brigitte en langage marin) à 26 noeuds, le R1 avait décidé un repli sur la Rance, résistant aux gros bras qui tentaient un putsch en réclamant une sortie plus pêchue.
Embarquement à la cale de Mordreuc vers 10 h 40 route vers le nord avec le courant descendant et un bon force 4 dans le pif.
Nous observons plusieurs couples de tadornes de Belon (du nom du zoologiste et pas de la rivière comme je l’avais toujours cru…)



Nous devisons sur la différence entre rafale et risée (d’après wikipédia : augmentation soudaine et brève du vent à la surface de l’eau ; une risée est moins violente que la rafale : son augmentation n’est que de 2 ou 3 nœuds par rapport au vent nominal.)

Au bout de 2 petites heures nous nous posons à l’abri du vent au Poriou (rive gauche) en face de l’île Chevret pour se reposer et manger. Après le repas, tout ragaillardis,

nous poussons jusqu’à la cardinale Est de la pointe de Cancaval et avons la vue sur la baie de la Richardais et le barrage de la Rance.
Au retour nous cassons notre compte épargne vent, c’est beaucoup plus facile et nous nous gavons de petits surfs.
Nous repassons sous le pont en arc Chateaubriand (j’adore les ponts)(construit en porte-à-faux avec des haubans).

Nous admirons le cormoran de WAR

sur la pile du pont Saint-Hubert (j’adore les ponts mais je l’ai déjà dit)
passons près du camp Vicking (mais à 7 m 50 et par marée descendante c’est trop peu pour le visiter).
Nous débarquons à marée basse sur le tapis à droite de la cale (7 m 35, il manque quelques cm pour être sur le tapis).

Les hauteurs d’eau en Rance.
C’était la deuxième fois seulement que j’allais en Rance !

Après quelques mètres de route nous nous apercevons au bruit que la prise électrique de la remorque traîne par terre, nous sommes obligés de l’attacher à la prise du camion avec un lacet..

Sortie à 16 Milles environ, 5 kayakistes dans Bébert, 12 € 20 par personne, virement de 61 € au club.
Nous avons bien pris l’air et une prochaine nous irons au cap Fréhel :wink:

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Cézembre 31 Mai 2025, R1 Frécho

Trois personnes avaient répondu présent à l’appel du 27 Mai lancé par Frécho, pour aller faire un tour en baie de Saint Malo (avec un mercato de dernière minute qui a vu un échange quasi synchronisé entre François P. et Mel).

Bref, Frécho, Mélanie, François A. et Emmanuel se retrouvent à 9h au club (enfin 9h30 pour François qui a merdoyé sur l’heure de RDV).

On arrive à la plage du Pissot à 10h45, sous un temps assez ensoleillé.
La pleine mer est à 11h, coefficient 74.

On part confiants sans les vestes car il fait doux dans l’anse du Pissot. Une fois lancés, le petit air de Nord Est nous cueille, et on fait une escale express pour s’habiller convenablement avant de faire la traversée.

On voit au loin une régate entre Dinard et les Bas Sablons, l’horizon est rempli de voiliers, à tel point qu’on se demande comment on va passer au milieu de ce bazar à voiles. Finalement, les regateux auront pris la poudre d’escampette lorsqu’on arrivera à cet endroit.

On croise un mini paquebot pas beau à l’ancre, et quand on arrive à l’embouchure de la Rance, vl’à la brume qui déboule sans crier gare !

Mel et moi nous demandons s’il est bien raisonnable de faire la traversée vers Cézembre. Mais la visibilité est quand même assez bonne. Et Frécho a tracé sa route et est certain de son cap : on met les gaz sur Buron.

La brume s’amenuise et on aperçoit de nouveau Cézembre, c’est rassurant.
On contourne Cézembre, tout le monde (sauf moi comme d’hab’) identifie toute la faune volante qui crèche dans les parages : guillemots de troïl, cormorans, pandas roux, etc (barrez la mention inutile). Ca bouge un peu mais sans danger.

Il commence à faire faim, on atterrit sur la plage de Cézembre pour y casser la croûte. Frécho plonge la tête dans son sac, il se rend compte que son sandwich amoureusement préparé est resté sur la table de sa cuisine!

On fonde de grands espoirs de boire un café au bar de l’île, qui est privatisé pour un groupe aujourd’hui ! Faute de café (et de sandwich pour Frécho), on se lance dans une visite aux propriétaires du coin : goélands & co. C’est encore la période de nidification, on voit des petits et les adultes semblent mener la garde car il y a pas mal de monde sur le sentier (jamais vu autant de monde ici pour ma part).

On reprend la mer, et on fait une trace directe vers Harbour, rapidement atteinte. François se dit que ça doit être un coin à homards.

On rejoint la plage de Saint Enogat et on longe la côte. Le retour se fait la marée dans le pif, donc on finit par passer parmi les anneaux des bateaux. Un navire qui ressemble à un Pacman gobant Saint Malo a rejoint le paquebot-pas-beau à l’ancre.

Retour au point départ sous la chaleur, en prenant le contre.
Une chouette sortie de 18km, classique mais toujours efficace.

Zéro dollar pour le club, BBER étant encore au garage.

Trace GPS animée : https://drive.google.com/file/d/1HzIeDxFTSs-8x6z2uBWLXvcdlUVZ_6Vt/view?usp=drivesdk

Trace GPS reportée sur carte marine : Géoportail

Photos et mini-vidéos : 31Mai2025-Cézembre – Google Drive

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Samedi 21 juin Sortie dans de cadre de Yaouank

Il fait chaud, très chaud. L’été commence fort à Rennes. C’est un bon jour pour aller à la mer…
RV est donné à 11h30 avec son pique-nique en poche au club pour charger la remorque à tous les « Youank », c’est-à-dire Joris, Philippine, Youenn et Loann. Philippe et moi-même les accompagnerons sur l’eau. Marie-Aude (maman de Youenn) et Guy-Noël (papa de Joris) sont également de la partie.
Nous chargeons la remorque avec 4 kmers du club, + 2 shorelines juniors (« moustik ») que Philippe est allé emprunter au club de Montfort (Merci à Philippe et au CKPB!). C’est Guy-Noël qui tracte, et c’est parti pour Port Picain. Arrivé là-bas il y a foule au parking. On trouve encore un peu de place et on commence par un pique-nique face à la mer, avec quelques degrés de moins très appréciables depuis le départ, avant de se préparer.

14h30, tout le monde commence à embarquer, et ça en fait du monde ! Plusieurs clubs sont présents, du pays rennais mais aussi de Brest ou Quimper (et Thorigné-Fouillard bien sûr!).
La mer est plate, avec un léger vent d’Est. Idéal pour un début en kmer. Deux groupes se forment, l’un plus « sportif » prend la direction de la pointe du Grouin. L’autre plus « balade » se dirige vers les l’île des Rimains. La traversée se fait facile, avec une très belle flotte de kayaks et surfskis. Après avoir longé la pointe sud on fait le tour en remontant par l’est de l’île, ça gigote un peu et donne des sensations nouvelles sans que cela ne mette quiconque en insécurité. Le retour se fait vent dans le dos jusque Port Briac.

Quelques exercices de sécurité nus y attendent. A tour de rôle les jeunes se mettent à l’eau et essaient de remonter dans leurs kayaks, avec ou sans aide. Puis retour Port Picain où les Yaouanks rejoignent leur camion pour rejoindre le camping. Pour notre part, on profite encore un peu de l’eau pour s’essayer à quelques exercices d’esquimautage et au SUP du club… avec un succès relatif !

On est de retour au club à 19h45, où les 33° à l’arrivée nous confirment qu’on a bien fait de faire une petite virée à la mer. Rinçage du matériel et retour au bercail pour la fête de la musique… ou pour l’anniversaire de Joris !

C’était une première pour nous, on ne savait pas trop à quoi s’attendre. Très chouette de retrouver d’autres kayakistes et de permettre à nos jeunes de participer à un tel regroupement, comme de découvrir le kayak de mer (certains nous ont même dit à la fin de journée qu’ils préféraient maintenant le kayak de mer…).
Cela nous incitera à réfléchir à l’avenir à essayer de proposer d’avantage de sorties mer le samedi, à anticiper pour pouvoir utiliser à cette fin le camion club et trouver une solution pour avoir des kmer à proposer aux plus petits gabarits.

Sélection de photos de Guy-Noël et moi-même ici :

PS : à la sortie on découvre que l’un des shorelines rouges prend l’eau dans le caisson avant (pas Méaban, celui qui n’a pas de nom).

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Plancoët-Erquy et retour du 23 au 25 juin

Mon collègue Ronan et moi avons profité de bons horaires et coeff’ de marée ainsi que d’un avis de vent faible pour nous faire trois jours en itinérance.
Lundi soir
Nous nous sommes retrouvés lundi à 17 h à Plancoët.


Nous embarquons à marée haute une heure plus tard. Nous avons tranquillement descendu l’Arguenon ce qui est toujours un spectacle.

Nous sommes à l’abri et le courant aide. Petite pause au Guildo puis nous décidons de ne pas continuer jusqu’à Saint-Cast comme idéalement envisagé au départ vu le vent de face (assez fort de NO, bien que semble-t-il un peu moins soutenu que prévu) ; nous nous posons sur la plage des 4 vaulx (sanitaires et tables de pique-nique juste au-dessus, plage déserte, à l’abri du vent, vue sur l’estuaire et les Hébihens, grand ciel bleu…)

Mardi nous vérifions la météo (vent faible annoncé) et décollons vers 8 h à marée haute, faisons une pause à la cale de Saint-Cast puis enchaînons sur la traversée vers Fort Lalatte


et le cap Fréhel. Nous avons communiqué par VHF avec le sémaphore de Saint-Cast matin et soir. Quelques gentils trains de vagues en chemin (coeff’ 85 environ), ça avance bien. Au cap c’est quasiment plat et les falaises avec tous ces oiseaux (mouettes, pingouins, cormorans, goélands) sont un véritable spectacle. Nous longeons la côte Ouest, entrons dans des failles et traversons les grottes.

Un peu plus loin nous prenons un petit surf pour beacher sur la première plage ; pique-nique, sieste, contemplation.



Tentative de photo artistique ; au deuxième plan, le calebute de mon pote.

Nous ré-embarquons


et nous allons sur Sables d’Or, léger courant dans le pif, nous regrettons la sieste ! Nous débarquons dans le petit port au niveau de l’îlot Saint-Michel et chariotons (un chariot pour deux) jusqu’au camping éponyme proche (commune d’Erquy).
Mercredi
Nous nous levons à 5 h 30 pour rapide ramballage-déjeunage-vérifiage_météo-chariotage-embarquement-premier coup de pagaie à 6 h 10 dans la brume cap au 55°. L’idée est de passer au moins le cap Fréhel avant la renverse. Ça avance bien et ça se dégage un peu avant le cap. Toujours le ballet d’oiseaux, notamment des pingouins. Pas mal de bateaux moteur (couramment appelés pêche-noyade dans le milieu) qui pêchent sous les falaises.
Nous passons dans la grande faille à l’est du cap.

La renverse a lieu entre Fréhel et Lalatte il faut pagayer un peu pour passer la pointe du fort. Nous débarquons au pied du fort sur la grève de galets vers 9 h 15, nous faisons un thé, balade à pied, visite guidée très instructive du château de la roche Goyon dit Fort Lalatte

(en haut à gauche de la photo ci-dessus, nos kayaks)

Le portage à venir :face_with_peeking_eye:
Après le repas et la sieste, le courant s’est de nouveau inversé, nous embarquons vers 15 h. Mon pote pêche (rien du tout). Nous avons un léger vent dans le dos après Saint-Cast, nous passons juste au-dessus des bouchots. Nous nous posons au Guildo vers 17 h 15 après avoir vu des phoques dans l’estuaire, voir le point devant le kayak sur la photo ci-dessous :face_with_monocle:.


Un stand-upeur surfe la vague sous le pont.
Nous repartons vers 18 h 15 et sommes montés à Plancoët par le courant en moins d’une heure sans forcer, magie du fleuve qui coule à l’envers :upside_down_face: ! Nous débarquons et nous nous faisons saucer par un quart d’heure de trombes d’eau ; le soleil revient et tout ça a rincé les bateaux.
Fin d’un super trip qui a tenu toutes ses promesses !

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En très bref :

La Vilaine : une rivière de proximité qui nous réserve des surprises, par ses affluents navigables, son relief, ses écluses et maisons en pierre violette locale ou schiste, ses nombreux «ponts remarquables», ses embarcations variées, sa faune et sa flore riches.

Nuits en tente et sur-sacs, entre 25 et 12°C !
Journées entre 34 et 24°C, avec rafales de vent de face jusqu’à 40km/h.
Echauffements physiques matinaux.
Comme toujours, de bons repas, zéro alcool, de bonnes causeries et rigolades !

Un total de 96 km.

Une seule épicerie (Brain-sur-Vilaine) en bordure de Vilaine. Sinon, c’est 15’ de marche. Ravitaillement en eau dans les ports.

Et tous les jours, un défilé de hérons, bergeronnettes grises, bergeronnettes des ruisseaux, aigrettes blanches, cormorans, martin-pêcheurs, goélands, hirondelles rustiques, buzards, chauve-souris… Et de façon exceptionnelles, une chouette, des cigognes et leurs deux petits, des cygnes et leurs trois petits !
Et sauts de silures et autres brochets…
Et hêtres, saules, marronniers en fleurs…
Et nénuphars jaunes et blancs, iris d’eau, lys… et jussie à n’en plus finir !

Nous avons longé la voie de chemin de fer Rennes-Redon pendant 5 jours, nous la prenons pour la navette en 50 minutes !

Renseignements précieux pris auprès de Canaux de Bretagne et François du CKC Redon.

En pages jointes :

  • Bilan matériel… goulps !!
    Jour 1 : jupe caisson arrière Dag déchirée
    Jour 3 : pagaie swift bleue cassée en deux
    Jour 4 : poignée de portage avant shoreline orange semi-déchirée
    (NB : le travail était chaque fois déjà entamé !)
  • Horaires de navigation aux écluses et ouvertures

Et jour après jour…

Vendredi 20 juin 2025
Le camion est laissé très aimablement dans le champ du restaurant du Boël. Nous embarquons vers 12.00, par 32°C, sur un petit filet d’eau en aval du barrage en (gros) travaux, soit 1.50m de berges en plus ! Magnifiques maisons, murs de soutènement des berges et de la voie de chemin de fer en pierre violette locale.

Nous arrivons au Moulin de la Bouëxière (Laillé). L’écluse (n°8) est fermée depuis le début des travaux du Boël. Les toiles d’araignées sur les barreaux en disent long ! Portage un peu plus facile en rive gauche. Picnic… et sieste!

Puis, c’est la très jolie Courbe de Bourg-des-Comptes : le lit de la Vilaine est sculpté dans des falaises de rochers, arborées de magnifiques châtaigniers en fleurs, et dessinant un 300°!

Une petite chapelle nous accueille au village… mais ne fait pas de miracles ! L’écluse de Gailieu (n°9) est en travaux!! Nous naviguons toujours avec 1.50m de hauteur d’eau en moins, le portage est lourd et sportif, voire périlleux ! De jeunes bras viennent gentilment nous aider, et nous reprenons notre croisière… jusqu’à l’écluse Molière (n°10). Belle surprise ! Si l’écluse est fermée, le «Barrage interdit» (!) nous offre une belle veine d’eau bien lisse ! Après reconnaissance, nous savourons cette glissade vers un niveau d’eau retrouvé !

C’est l’arrivée à Pléchatel, avec l’embouchure du Semnon en rive gauche. Nous remontons 1 km de cette petite rivière bucolique pour le plaisir, et nous installons dans un magnifique bivouac juste à son embouchure. Concert extraordinaire, toute la nuit (!), de grenouilles puis d’oiseaux… C’est la fête de la musique !
15 km

Samedi 21 juin 2025
Ravitaillement en eau bredouille à la plage de Pléchatel. Peut-être sommes-nous trop tôt en saison. Mais nous y admirons nos premièrs nénuphars blancs!

Le lit de la Vilaine creuse à nouveau des falaises et nous mène jusqu’à l’écluse de Macaire (n°11)… où l’éclusière nous accueille les bras grands ouverts ! De vraies princesses ! Le niveau d’eau descend docilement sous nos kayaks, pour se niveler au flot en aval. Les portes s’ouvrent ! Finis les portages ! Mais la jussie nous poursuit en bordure de berges…

Avant l’écluse de Guipry (n°12), nous découvrons en rive gauche le petit port de Messac , étonnant par l’abondance de vedettes.

Chaque éclusier prévient ses collègues de notre arrivée, et nous arrivons à Mâlon (n°13) avant fermeture. Bivouac rapidement en rive gauche.
20 km

**Dimanche 22 juin 2025
Départ un peu tardif après causeries au soleil… :slight_smile:

Dans le magnifique passage très boisé de la courbe de la Corbinière , haute de 97m, nous cherchons la c luse . En vain. Des feuillus et des sapins y cohabitent.

Nous stoppons pour admirer notre premier «pont remarquable» , un immense viaduc de pierres du XIXe siècle, aux arches inclinées. A chaque extrémité du pont, est inscrit sur une porte : « Réserve biologique : protection des chauve-souris ». Derrière chaque porte, leur habitacle !

Le vent se lève sérieusement et nous voilà dans un entraînement de course en ligne : ligne droite face à un vent de 20km/h avec rafales à 40km/h!

Pause à Port de Roche , qui elle aussi, a son «pont remarquable » métallique Eiffel construit en 1867 pour l’exposition universelle de paris, puis ramené ici.

Thérèse-Anne débarque et en casse sa pagaie ! Une Swift bleue déjà réparée par le passé. Notre pagaie de secours fait l’affaire.

Nous dépassons l’embouchure de la Chère , bien cachée par la jussie, puis encore un petit «pont remarquable » Eiffel.

Bivouac en rive droite, en bordure de chemin de halage, juste avant l’île de Brain-sur-Vilaine. Partie de chocolat fondu à la petite cuillère avant de se coucher !
19 km

**Lundi 23 juin 2025
Première rosée ! Nuages et bruine toute la matinée.

Visite de Brain-sur-Vilaine , village pittoresque de maisons en pierres, jardins entourés de pierres de schistes verticales, église à 2 clochers et chapelle, puits.

Il n’y a pas d’eau au port, mais aux toilettes ou au cimetière.

Nous reprenons la navigation, passons encore un «p ont remarquable » Eiffel au port de l’ I lette . La Vilaine s’élargit. Le vent sévit de nouveau.

Au bout d’une heure, arrêt surprise ! Un nid de cigognes au sommet d’un arbre mort : 2 adultes et 2 petits dans le nid. Admiration des allers et venues des parents pendant 45’ !

Nous arrivons à l’embouchure du Don , en rive gauche. Nous avons du temps avant d’arriver à Redon, et décidons d’y embarquer. Changement d’atmosphère : rivière bucolique au milieu des marais de Redon gérés par des canaux à portes-barrages. Végétation luxuriante et sauvage. Oiseaux en pagailles !

Bivouac en rive droite en bordure de champs… déjà moissonné ! Coucher de soleil.
12km

**Mardi 24 juin 2025
Le brume s’élève de la rivière au petit matin. Rosée très importante. Nous nous réveillons bien gelées !

Nous remontons le Don . Nous rencontrons des professionnels qui travaillent sur la rivière : des murs de fagots de branches de saules et de jeunes saules sont plantés pour limiter la propagation de la jussie et récupérer des terres. Expérience sur 20 ans.

Nous faisons demi-tour au niveau de port Janier, pour retrouver la Vilaine.

En descendant, nous retrouvons 5 cigognes majestueuses, et de nombreux buzards, aigrettes, hérons, hirondelles noires…

En ce coin sauvage, pas de ravitaillement d’eau! Nous frappons à la porte d’une maison.

Avant le pont de Painfaut, nous évitons le canal et nous dirigeons vers l’ancien bras de la Vilaine en rive droite. Nous retrouvons l’atmosphère du Don avec bonheur. Bivouac de 2 ha !
18 km

**Mercredi 25 juin 2025
Nous embarquons pour quelques mètres avant de retrouver le grand lit de la Vilaine. Double surprise! Tiens? Un immense pont routier ! heu.. notre carte doit être assez ancienne!.. Et puis, à nouveau, un nid de cigogne blanche au sommet d’un pylône !..

Et puis trois petits cygnons et leurs parents aux ailes bien effarouchées !

Arrivée au CKC de Saint-Nicolas de Redon . Accueil de François. Navette en train.
12 km

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Vendredi 13
voyage en direction de Roscoff
Voyage RAS si ce n’est la visite des machines du ferry pour les détenteurs d’un CAP de mécanique grâce à Dom.
Samedi 14
Débarquement à Cork. On pose le camp à Sextons et on va se balader à Courtmacsherry tandis qu’une équipe emmène Fred chez le médecin.
Dimanche 15
Tout le monde va à old head of Kinsale. La balade à pieds est compliquée par la présence du golf. La balade kayak est superbe à tous points de vue.
Faunistique, guillemots, tordas, fous, phoques, fulmar…
Sportif, deux superbes grottes traversantes dont une traverse la pointe de part en part. Le passage de la pointe est sportif car nous passons d’une zone protégée à une zone exposée à un vent d’ouest 4 bft.
Halieutique : les premiers lieus sont sortis, assurant les protéines du soir.

Au retour, nous frôlons l’accident à cause d’un furieux qui sort déporté de son virage. On s’en tire avec le rétro explosé. Ffffff!!!
Lundi 16
Le matin est consacré à la recherche d’un rétroviseur. L’après midi, nous pagayons au pied des falaises de Seven heads.
Mardi 17
Une accalmie dans la pluie nous permet de plier le camp presque sec. Nous allons chercher le rétro commandé sur le chemin. Il est monté illico par l’équipe technique et nous partons pour Skibbereen.
Nous montons le camp et poussons à Baltimore pour repérer les lieux. Au passage nous visitons Lough hyne et escaladons le mont qui le surplombe pour avoir une vue globale sur la baie où nous allons naviguer.
Mercredi 18
Belle journée sans vent. Nous décidons d’aller faire le tour de l’île de cap clear. Nous passons au sud de Sherkins et continuons sur le Sud de Cap clear où nous pique-niquons. La mer est calme mais la houle agite quand même l’ouest de l’île. Arrêt au port côte Nord, petite sieste et nous enchaînons sur le retour. Nous faisons une belle pêche de lieus, Patrick Even au lancer, Fred à la traine, prennent les plus gros. Nous rentrons bien fatigués après 32 km de kayak.

Les marcheuses vont aussi sur Cape clear.
Jeudi 19
Petite journée au départ de Casteltownshend. Nous sortons de la baie, nous exposons au vent d’est pour une belle ligne au vent arrière et faisons le tour de horse island. Tea Time avec scones au bord de l’eau.
Muriel fait une belle rando land art sur la pointe pendant que nos marcheuses visitent Skibbereen.
Vendredi 20
Au programme tour de Sherkins et de Hare island. La côte sud de Sherkins est agitée par la houle d’est de la veille mais passée la pointe ouest la côte ouest est étonnamment calme. Nous faisons le tour de Sherkins en prenant notre temps. Du coup nous décidons de shunter le tour de Hare et optons pour une balade à pieds sur cette île qui ne respire pas la prospérité : presque tout ce que nous voyons est pourri ou effondré.
Les marcheuses vont faire la balade de Casteltownshend.
Samedi 21
Les marcheuses font le marché de Skibbereen pendant que nous navigons au départ de Tragumna avec Louane, un jeune guide de kayak français qui fait la saison. Il nous fait profiter de sa connaissance du coin et nous lui expliquons les conséquences de la floculation sur la couleur des côtes.
A peine sortis de la baie nous sommes accompagnés par une bande de dauphins qui viennent nous sauter sous le nez. Instant magique qui se prolonge…
Nous finissons par arriver proche de Lough hyne. Avant d’y pénétrer nous explorons à la frontale une longue grotte qui se termine en étroit et une longue marche arrière…
Il est temps de rentrer dans Lough hyne, 2 heures avant la pleine mer.
Un courant se forme dans le narrow. Nous faisons un peu d’eau vive avec nos kmer.

Irlande 2025 - Lough Hyne (12).MOV

Irlande 2025 - Lough Hyne (14).MOV

Irlande 2025 - Lough Hyne (13).MOV

Nous pique-niquons sur l’île, siestons. Muriel qui a amené son équipement de plongée repère des crabes et des coquillages de belle taille : Lough hyne est une réserve et tout prélèvement y est interdit.
Au moment de repartir, le courant est toujours présent. Il faut s’arracher un peu les bras pour sortir. Le retour à Tragumna se fait sous un crachin breton.
Dimanche 22
La météo vient à bout de la motivation des quelques pagayeurs qui voulaient remonter la rivière Baltimore jusqu’à Skibbereen. Le groupe se sépare en un groupe jeu de société, visite de Sherkins et fête des pirates à Baltimore.
Lundi 23
Journée transfert sur Goleen. Le camp est plié en un temps record. Nous faisons route sur Goleem harbour, plantons le camp et allons en voiture à Mizen head pour une visite de la pointe sud de l’Irlande. Le site est grandiose et la visite instructive notamment sur la vie dans les phares et la construction du Fastnet, célèbre phare qu’on voit de la pointe.
Mardi 23
Les conditions sont difficiles, 5 bft ouest/ sud ouest. Un groupe part randonner sur Sheep point et sept pagayeurs partent de Goleen harbour contre le vent. En rasant la côte la remontée jusqu’à la plage au fond de Crookhaven se fait plutôt bien. Nous voyons pour la première fois des coquillages. Nous ramassons moules et bigorneaux.
Nous déjeunons au pub, histoire de manger au chaud. O Sullivan est un excellent choix et nous y passons un excellent moment.
Le retour se fait en ventfesse, traduction littérale de downwind. Nous en profitons pour pêcher les premiers maquereaux irlandais de 2025.
François, Danielle et Patrick Even nous quittant mercredi nous avons prévu de passer cette dernière soirée au resto mais la carte est très réduite, le chef ayant été dévalisé suite au tournage d’un film dans le secteur.
Mercredi 23
Les prévisions météo n’étant aupas trop mauvaises, nous décidons de tenter Mizen head en aller retour depuis la plage de Lackanakea. À peine arrivés à la pointe, nous voyons que ce n’est pas pour aujourd’hui. La houle est majorée par un vent contre courant et les gerbes d’écume sur les récifs sont dissuasives.
Nous décidons de repartir vers Goleen. Le jusant nous freine et nous trouvons la remontée jusqu’à Galleycove beach un peu longue.
Pause pique-nique, sieste reconstituante et nous reprenons la mer. Il y a 13 bouches à nourrir et il faut bien pêcher. Nous trouvons deux magnifiques arches au bout de la presqu’île de Crookhaven.

Le retour se fait au portant jusqu’à Goleen harbour.
Jeudi 24
Nous voulons naviguer jusqu’à Schull. Pour ne pas embarquer dans la vase à Goleen, nous décidons de partir de Ballyrisode beach. Didier qui nous fait la navette y fera une magnifique pêche de bouquet.
Nous partons sur un bord tonique en vent de travers. Vent quatre bft rafales de cinq sud ouest. Objectif Castle point où nous avons repéré une arche.

Irlande 2025 (1).MOV

La marée est trop basse pour passer mais ça passe en portant les kayaks. Comme ça nous évite un km de pagayage contre le vent pour éviter le baston à l’entrée du chenal de Long island, on prend. C’est plus facile qu’on ne pensait et très amusant.
On repart dans le chenal juste après les récifs qui rendaient l’entrée délicate. Le vent nous pousse et Long island nous protège de la houle.
Nous nous arrêtons à l’abri du vent avant Crew beach. Pique-nique et sieste rituelle.
Quelques kms au portant et nous arrivons à Schull qui semble une petite ville prospère et animée.
Bébert est garé sur le bord et les filles nous rejoignent rapidement. Il ne reste qu’à boire un verre au pub avant de récupérer Muriel qui a attaqué l’ascension du Mont Gabriel qui culmine à 440 m. La vue sur Roaring water bay y est magnifique.
Retour au camp où nous rinçons le matériel : c’était la dernière descente…
Vendredi 25
Au programme,visite de Glengaric. Comme c’est le marché à Bantry, nous nous y arrêtons.
Le tour de Glengaric est vite fait. L’intérêt réside dans la visite de Garinish island et de ses jardins. Trois réfractaires au romantisme des lieux préfèrent une rando.
Samedi 27
Petit déjeuner avancé à 7h. À 9h, le camp est plié pas trop mouillé et nous roulons vers Cork. Nous avons le temps d’aller boire un café accompagné d’un gâteau avant de prendre le bateau. Visite VIP de la passerelle
Tripot et observation des baleines pendant le voyage.
Dimanche 28
Débarquement, route, déchargement. Les vacances en Irlande sont terminées. Il nous restera le souvenir de belles navigations malgré une météo très instable.

Les stats
Le camion a parcouru 1307 km avec un bon taux de remplissage, générant une recette de 915,86. €.
Le séjour revient à environ à +ou- 850€ selon les pintes et les restaus.
Les photos
Yen a des centaines. Je ne suis pas doué pour les insérer depuis la disparition d’hostingpics.
Si quelqu’un veut bien s’y coller…

Un 1 ier lien Google Drive photos/vidéos Irlande 2025 :

Le lien de Didier :

https://1drv.ms/f/c/52cb083a85700d9e/EkW91tp8WTxHuvqIj78PPusBme6YoYi2m4wStODgiVIukw?e=pGOjmS

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Brianconnais du 5 au 12 juillet 2025

Dimanche
Guisane en petites eaux. Casset, Guibertes le matin. Un bel esquimautage, hélas pour la gloire car suivi d’un bain mais pas de bobo. Après le pique-nique on enchaine jusqu’au Monestier. Descente agréable et facile.
Trois cadors dont Jérôme venu pour le weekend, optent pour la basse Guisane, parcours beaucoup plus relevé. L’un d’entre eux reviendra avec quelques bleus.

Lundi c’est Guil
Grosse dégonfle sur la combe de Château Queyras. On opte pour un Guil classique avec arrêt possible au Veyer où nous reviendrons pique-niquer. L’après midi est consacré au bas Guil beau classe 4 en petit comité et au bas bas Guil pour tous. Le niveau d’eau est faible mais le paysage magnifique.

Mardi c’est Ubaye
Thuiles Fresquiere pour tous. On voit que la rivière a souffert d’une crue récente.
L’après midi nous descendons le Martinet le Lauzet. La cuisine, premier rapide notable a été relookée, ce qui nous cause un bain sans conséquence. La dent de requin nous en coûte un autre.
La boisson diététique de l’effort BDE est bienvenue au Lauzet.

Mercredi c’est relâche
Chacun utilise la journée selon ses désirs, rando plus ou moins engagée, bulle, achat de kayak…

Jeudi c’est reGuil
Nous embarquons à Ville vieille pour un beau parcours cl 2/3 avec vue imprenable sur Château Queyras.

Quatre audacieux se lancent après reco et consignes dans la célèbre combe. Les deux premiers passent bien. Le troisième ayant oublié la dernière consigne : main droite à la sortie de l’étroit, fait une magnifique double cravate qui barre la rivière. Le serre file tente désespérément le jumping mais ça passe pas. Il retombe lourdement en amont, se fait extirper de son kayak comme un bigorneau et passe sous le kayak, le décoinçant.

On retrouve tous nos jouets dans le planiol, on vide et on repart. Arrêt pique-nique à la chapelle à la sortie. Grand mystère, le café, la sauce la mayonnaise n’ont pas été chargés alors qu’ils étaient sur la table. Nous mangeons la salade de riz à sec… Ça restera un grand mystère.
Les courageux repartent sur l’Ange gardien.
Il a beaucoup changé et nous descendons prudemment, reconnaissant et portant quand besoin.
Nous retrouvons le groupe pour un Guil classique pour tous où nous voulons innover en utilisant un arrêt de rafteurs au niveau de l’ancien drossage pour laisser deux pagayeurs. Mais ils préfèrent arrêter avant et portent dans les cailloux.
La ligne droite suivante ne manque pas à sa réputation : elle nous cause deux bains et quelques sketches.
Il reste à récupérer les pagayeurs laissés au fil de l’eau avant de foncer à St Clément, ramener le kayak loué et acheter son jumeau. Une BDE bien méritée clôt la journée. Au repas, gavage de saucisse au choux achetée au boucher de Prelles.

Vendredi pour la dernière c’est reGuisane avec le renfort d’Éric Péan.

Après une reco des Guibertes c’est l’embarquement au Casset. La descente se passe bien. Zéro problème aux Guibertes, ce qui est rare.

Pique-nique après le hameau. Nous embarquons jusqu’au Monestier. Bernard finit son premier stage sans bain.
Nous sommes six motivés pour la basse Guisane, embarquement St Chaffrey. Ça démarre fort et ça va crescendo jusqu’au rapide de la prise d’eau. Greg emmène le groupe avec brio dans les bonnes passes et de ma position de serre file je vois quelques sketches mais rien de grave. On finit la descente avec zéro bain : un exploit.

Un bon resto pour clôre ce stage, un démontage de la tente à la pile électrique pour démarrer plus tôt.

Samedi c’est le retour.
Départ à 8h15, dépose de Didier à Grenoble et remontée sur Thorigné avec flirt avec la panne sèche à Angers.

Les stats

  • 2780 km parcourus soit une recette de 1584 € pour Bébert compte tenu des 200€ versés à France pour les navettes. Nous la remercions beaucoup pour sa participation enthousiaste qui nous a fait gagner du temps.

  • 3 rivières descendues : Guisane, Guil dont les fameuses combes, Ubaye

  • 12 participants dont 2 intermittents

  • Une quinzaine de bains sans conséquences, pas de casse ni de perte matérielle

Un grand merci à Greg pour sa participation. Sa maîtrise et ses compétences en sécurité nous ont bien aidé.

2025 est un excellent cru avec un très bon groupe

Photos et vidéos de Emmanuel :Télécharger les fichiers

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En très bref :

La Vilaine : une rivière de proximité qui nous réserve des surprises, par ses affluents navigables, son relief, ses écluses et maisons en pierre violette locale ou schiste, ses nombreux «ponts remarquables», ses embarcations variées, sa faune et sa flore riches.

Nuits en tente et sur-sacs, entre 25 et 12°C !
Journées entre 34 et 24°C, avec rafales de vent de face jusqu’à 40km/h.
Echauffements physiques matinaux.
Comme toujours, de bons repas, zéro alcool, de bonnes causeries et rigolades !

Un total de 96 km.

Une seule épicerie (Brain-sur-Vilaine) en bordure de Vilaine. Sinon, c’est 15’ de marche. Ravitaillement en eau dans les ports.

Et tous les jours, un défilé de hérons, bergeronnettes grises, bergeronnettes des ruisseaux, aigrettes blanches, cormorans, martin-pêcheurs, goélands, hirondelles rustiques, buzards, chauve-souris… Et de façon exceptionnelles, une chouette, des cigognes et leurs deux petits, des cygnes et leurs trois petits !
Et sauts de silures et autres brochets…
Et hêtres, saules, marronniers en fleurs…
Et nénuphars jaunes et blancs, iris d’eau, lys… et jussie à n’en plus finir !

Nous avons longé la voie de chemin de fer Rennes-Redon pendant 5 jours, nous la prenons pour la navette en 50 minutes !

Renseignements précieux pris auprès de Canaux de Bretagne et François du CKC Redon.

En pages jointes :

  • Bilan matériel… goulps !!
    Jour 1 : jupe caisson arrière Dag déchirée
    Jour 3 : pagaie swift bleue cassée en deux
    Jour 4 : poignée de portage avant shoreline orange semi-déchirée
    (NB : le travail était chaque fois déjà entamé !)
  • Horaires de navigation aux écluses et ouvertures

Et jour après jour…

Vendredi 20 juin 2025
Le camion est laissé très aimablement dans le champ du restaurant du Boël. Nous embarquons vers 12.00, par 32°C, sur un petit filet d’eau en aval du barrage en (gros) travaux, soit 1.50m de berges en plus ! Magnifiques maisons, murs de soutènement des berges et de la voie de chemin de fer en pierre violette locale.

Nous arrivons au Moulin de la Bouëxière (Laillé). L’écluse (n°8) est fermée depuis le début des travaux du Boël. Les toiles d’araignées sur les barreaux en disent long ! Portage un peu plus facile en rive gauche. Picnic… et sieste!

Puis, c’est la très jolie Courbe de Bourg-des-Comptes : le lit de la Vilaine est sculpté dans des falaises de rochers, arborées de magnifiques châtaigniers en fleurs, et dessinant un 300°!

Une petite chapelle nous accueille au village… mais ne fait pas de miracles ! L’écluse de Gailieu (n°9) est en travaux!! Nous naviguons toujours avec 1.50m de hauteur d’eau en moins, le portage est lourd et sportif, voire périlleux ! De jeunes bras viennent gentilment nous aider, et nous reprenons notre croisière… jusqu’à l’écluse Molière (n°10). Belle surprise ! Si l’écluse est fermée, le «Barrage interdit» (!) nous offre une belle veine d’eau bien lisse ! Après reconnaissance, nous savourons cette glissade vers un niveau d’eau retrouvé !

C’est l’arrivée à Pléchatel, avec l’embouchure du Semnon en rive gauche. Nous remontons 1 km de cette petite rivière bucolique pour le plaisir, et nous installons dans un magnifique bivouac juste à son embouchure. Concert extraordinaire, toute la nuit (!), de grenouilles puis d’oiseaux… C’est la fête de la musique !
15 km

Samedi 21 juin 2025
Ravitaillement en eau bredouille à la plage de Pléchatel. Peut-être sommes-nous trop tôt en saison. Mais nous y admirons nos premièrs nénuphars blancs!

Le lit de la Vilaine creuse à nouveau des falaises et nous mène jusqu’à l’écluse de Macaire (n°11)… où l’éclusière nous accueille les bras grands ouverts ! De vraies princesses ! Le niveau d’eau descend docilement sous nos kayaks, pour se niveler au flot en aval. Les portes s’ouvrent ! Finis les portages ! Mais la jussie nous poursuit en bordure de berges…

Avant l’écluse de Guipry (n°12), nous découvrons en rive gauche le petit port de Messac , étonnant par l’abondance de vedettes.

Chaque éclusier prévient ses collègues de notre arrivée, et nous arrivons à Mâlon (n°13) avant fermeture. Bivouac rapidement en rive gauche.
20 km

**Dimanche 22 juin 2025
Départ un peu tardif après causeries au soleil… :slight_smile:

Dans le magnifique passage très boisé de la courbe de la Corbinière , haute de 97m, nous cherchons la c luse . En vain. Des feuillus et des sapins y cohabitent.

Nous stoppons pour admirer notre premier «pont remarquable» , un immense viaduc de pierres du XIXe siècle, aux arches inclinées. A chaque extrémité du pont, est inscrit sur une porte : « Réserve biologique : protection des chauve-souris ». Derrière chaque porte, leur habitacle !

Le vent se lève sérieusement et nous voilà dans un entraînement de course en ligne : ligne droite face à un vent de 20km/h avec rafales à 40km/h!

Pause à Port de Roche , qui elle aussi, a son «pont remarquable » métallique Eiffel construit en 1867 pour l’exposition universelle de paris, puis ramené ici.

Thérèse-Anne débarque et en casse sa pagaie ! Une Swift bleue déjà réparée par le passé. Notre pagaie de secours fait l’affaire.

Nous dépassons l’embouchure de la Chère , bien cachée par la jussie, puis encore un petit «pont remarquable » Eiffel.

Bivouac en rive droite, en bordure de chemin de halage, juste avant l’île de Brain-sur-Vilaine. Partie de chocolat fondu à la petite cuillère avant de se coucher !
19 km

**Lundi 23 juin 2025
Première rosée ! Nuages et bruine toute la matinée.

Visite de Brain-sur-Vilaine , village pittoresque de maisons en pierres, jardins entourés de pierres de schistes verticales, église à 2 clochers et chapelle, puits.

Il n’y a pas d’eau au port, mais aux toilettes ou au cimetière.

Nous reprenons la navigation, passons encore un «p ont remarquable » Eiffel au port de l’ I lette . La Vilaine s’élargit. Le vent sévit de nouveau.

Au bout d’une heure, arrêt surprise ! Un nid de cigognes au sommet d’un arbre mort : 2 adultes et 2 petits dans le nid. Admiration des allers et venues des parents pendant 45’ !

Nous arrivons à l’embouchure du Don , en rive gauche. Nous avons du temps avant d’arriver à Redon, et décidons d’y embarquer. Changement d’atmosphère : rivière bucolique au milieu des marais de Redon gérés par des canaux à portes-barrages. Végétation luxuriante et sauvage. Oiseaux en pagailles !

Bivouac en rive droite en bordure de champs… déjà moissonné ! Coucher de soleil.
12km

**Mardi 24 juin 2025
Le brume s’élève de la rivière au petit matin. Rosée très importante. Nous nous réveillons bien gelées !

Nous remontons le Don . Nous rencontrons des professionnels qui travaillent sur la rivière : des murs de fagots de branches de saules et de jeunes saules sont plantés pour limiter la propagation de la jussie et récupérer des terres. Expérience sur 20 ans.

Nous faisons demi-tour au niveau de port Janier, pour retrouver la Vilaine.

En descendant, nous retrouvons 5 cigognes majestueuses, et de nombreux buzards, aigrettes, hérons, hirondelles noires…

En ce coin sauvage, pas de ravitaillement d’eau! Nous frappons à la porte d’une maison.

Avant le pont de Painfaut, nous évitons le canal et nous dirigeons vers l’ancien bras de la Vilaine en rive droite. Nous retrouvons l’atmosphère du Don avec bonheur. Bivouac de 2 ha !
18 km

**Mercredi 25 juin 2025
Nous embarquons pour quelques mètres avant de retrouver le grand lit de la Vilaine. Double surprise! Tiens? Un immense pont routier ! heu.. notre carte doit être assez ancienne!.. Et puis, à nouveau, un nid de cigogne blanche au sommet d’un pylône !..

Et puis trois petits cygnons et leurs parents aux ailes bien effarouchées !

Arrivée au CKC de Saint-Nicolas de Redon . Accueil de François. Navette en train.
12 km

Sortie Rance samedi 16 août

2 pèlerins seulement, Claude et moi pour une courte sortie sur la Rance.

En effet Bébert étant encore pour une énième fois au garage je n’avais pas fait de pub.

Chargement du zeagul de Claude et de mon nouveau Stellar sur le toit du Captur et on se propulse au milieu des vacanciers jusqu’à la plage des Vigneux, proche du Pont Saint Hubert.

L’ambiance est très différente de l’hiver: le camping est complet, le bistrot est ouvert et un loueur de sit on tops et paddles officie sous un parasol.

La Rance est basse et un petit vent de NE rafraîchit l’atmosphère.

On embarque, et en suivant les contres on remonte par le mont Garrot et Saint Suliac jusqu’en vue de l’île de la passagère. Le tout en une heure quinze avec les bras endoloris du gars qui n’a pas pagayè depuis des lustres et sur qui le poids des ans s’accumule. Le Stellar est top: léger, rapide, confortable, manoeuvrier quand on le gîte et gardant bien son cap dérive baissée, seul bémol la stabilité primaire est moyenne et il roule un peu mais dans les petites vagues de travers il est très stable. Avantage de la coque ronde.

On fait demi tour et on gagne le milieu de la Rance pour un retour express avec le courant dans le dos. Le vent de travers nous force à pagayer quand même et c’est un peu fatigués que nous regagnons notre point de départ le GPS de Claude nous a quand même indiqué une vitesse de 7kmh au retour.

Moralité on manque d’entraînement et il va falloir se motiver à la rentrée.

Pique nique sur zone puis rapide retour à Rennes pour le rituel du rinçage.

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Ouessant août 2025

Nous étions deux candidats pour Ouessant vendredi samedi. La météo incertaine jusqu’à jeudi nous avait poussé à avancer notre départ pour ne pas risquer d’orage au retour dimanche.

La marée étant tôt, nous avons décidé de partir le jeudi soir afin d’embarquer à PM+2h30 soit 8h du matin à Argenton.

Nous prenons un peu de retard et le premier coup de pagaie est donné à 8h20. La météo est excellente et la glisse très correcte. Nous attaquons la première heure plein ouest. Nous abattons au 250. Le courant nous pousse gentiment. À la fin de la deuxième heure nous avons bien avancé et nous passons au 225. Au même moment nous voyons une bande de dauphins nous passer rapidement sous le nez. Le Fromveur commence à nous pousser à 10km/h avec des pointes à 12. Nous sortons au niveau du rocher à tête de lion, peut-être un peu tôt car nous prenons un coup de frein et nous rejoignons la baie de Lampaul en slalomant dans les cailloux il est 12h30. Ça fait 4h que nous pagayons.

Nous ne voyons pas de spot de pique-nique sympa aussi nous décidons de prendre une collation graines sans débarquer et de pousser jusqu’à Keller.

Le Nord-ouest de Ouessant est battu par une houle de 1,20/1,50 qui nous rend attentifs. Nous ne prenons pas le raccourci à Nividic et optons pour une passe intermédiaire et c’est parti pour 500 m de saute mouton dans un train de vagues courtes. Attention à ne pas faire de fausse pelle. On assure le coup de pagaie.

Ça finit par se calmer et nous arrivons tranquillement à la cale Keller vers 15h. C’est l’heure du bain, bien agréable pour se délasser.

Bertrand va courir pendant que je me repose et nous nous retrouvons vers 18h pour aller manger à Lampaul.

Les places sont chères car il y a pas mal de monde mais nous réussissons à trouver une place au pub ty korn. C’est simple mais bon. À 20h nous sommes sur le chemin du retour.

Un peu de tai Chi et il est temps de monter le camp et de se poser pour le coucher de soleil. La brume de chaleur nous prive du rayon vert mais c’est beau quand même.

La nuit est calme. Bertrand se lève tôt et va faire son tour pendant que je reste à Keller. À son retour nous prenons un brunch copieux pour tenir jusqu’au soir.

La cale Keller est un peu courte ce qui nous amène à embarquer plus vite que prévu. Nous rejoignons tranquillement le Nord de l’île où nous avons prévu d’attaquer la traversée sans redescendre jusqu’au port du Stiff car j’ai une épaule un peu enflammée. À PM-5 la renverse n’a pas pas encore eu lieu et nous sommes un peu freinés par un courant contraire mais la contrepartie est que nous passons au Nord de Men korn sans nous faire secouer. Le courant s’installe et le vent contraire se lève un peu. Il ne nous freine pas vraiment mais pourrit la glisse. La moyenne n’est pas extraordinaire. Nous navigons plein Est. Nous finissons par apercevoir le phare du Four, notre repère que nous laissons bien à notre gauche. À 7 km de l’arrivée je commence à remonter au 80 et je prends un repère au Sud du phare. À 5 km de l’arrivée donc 2 du phare ça commence à s’accélérer, nous croisons des veines d’eau puissantes qui nous remontent vers le Nord. Il faut se mettre en bac pour ne pas rater le phare. Je fais un stop juste derrière, ça brasse bien. La prochaine fois, il faudra augmenter la distance pour se faire déposer sans effort. Les 3 derniers kms sont plus calmes et nous débarquons à Argenton après 4 h de pagayage dont la dernière fut intense.

Une petite baignade, chargement rapide car nous sommes attendus à Melon chez Joce qui nous a proposé le gîte et le couvert.

Après la visite de la maison refaite à neuf, la boisson diététique de l’effort est bienvenue. Nous passons une agréable soirée, une bonne nuit et nous nous levons tôt pour profiter de ce beau dimanche. En effet la météo a bien changé et ce dimanche s’annonce superbe.

Nous prenons congé de nos hôtes en les remerciant de leur accueil et filons vers Pors illien* pour une balade dans l’archipel de Molène.

Nous traversons le chenal en direction de Lytiry. Sur le chemin nous nous arrêtons à Morgol où nous nous faisons deux copains : deux gros phoques qui nous font un bout de chemin. Est ce par curiosité ou pour nous dissuader d’aller sur l’île où sont les petits, mystère, toujours est il qu’ils nous marquent à la culotte.

Ce n’est qu’en arrivant à Lytiry qu’ils nous lâchent. Je ne voyais pas vraiment me baigner avec nos nouveaux amis à côté…

Baignade, pique-nique et nous repartons vers Beniguet. Le courant est bien établi et il faut s’activer pour remonter la côte Ouest.

Nous nous posons sur la côte Est à hauteur du village. L’île est zone protégée, interdite à la visite mais un sentier permet de la traverser d’Est en Ouest. Nous enchaînons sur une séance de tai Chi avant de nous lancer dans la traversée retour. Il faut faire un gros bac pour traverser et là encore il faut se battre pour ne pas trop se faire dépaler. Je fais un stop derrière la tourelle rouge de la grande vinotière. Je ressens alors ce que doit subir une balle de tennis renvoyée à la volée par Federer: coup de frein brutal et réexpédition violente de l’autre côté. Nous sortons un peu tôt car nous nous rendons compte qu’il y a un contre puissant dans la baie. La prochaine fois on se laissera plus descendre …

Chargement, collation au Conquet et il est temps de reprendre la route après ce weekend bien rempli.

*Pors Illien était idéal pour notre virée en terme d’emplacement et de stationnement mais c’est d’après le classement d’eaux et rivières de Bretagne, la plage la plus polluée de l’Iroise. Le cochon breton n’a pas que du bon.

Patrick

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