"Le Marais Poitevin : de la Venise verte à l’Océan
Plus de 2000 ans ont été nécessaire pour façonner le Marais Poitevin tel qu’on le connaît aujourd’hui.
Ce territoire s’étend sur 95 000 hectares, à cheval sur les départements de la Vendée, Deux-Sèvres et Charente-Maritime.
Une superficie qui le classe deuxième zone humide de France après la Camargue.
Il y a 8000 ans, le Marais Poitevin n’existait pas encore. La mer recouvrait toute la région jusqu’à Niort et formait le Golfe des Pictons. L’océan s’est lentement retiré,
laissant place à un vaste marécage.
Les moines du XIe siècle furent les premiers à creuser des canaux pour dessécher la terre et la cultiver, prémices de l’actuel Marais desséché.
Bien des siècles et des guerres plus tard, les habitants du marais oriental, las de subir chaque hiver de sévères inondations, se mirent à creuser de nouveaux des canaux.
Au fil du temps, un dédale de rigoles, de conches et de fossés s’est constitué en Marais Mouillé. Un mystérieux labyrinthe de chemins d’eau également connu sous le
nom de Venise verte." (intro piquée sur internet)
Rando le Marais poitevin du 17 au 22 août 2014
Nous commençons notre rando à Arçais, point de départ qui nous a été recommandé. Le camping est sympa et le tenancier nous offre la carte nautique du marais,
que nous venions d’acheter à l’office du tourime de la ville. Le soir, nous fêtons l’anniversaire de Bernadette. Le menu est amélioré : entrecôtes, haricots verts et fraisier.
Lundi nous embarquons pour la Garette par la rigole de la Garette, petite mise en bras histoire de voir. Arrêt pique nique à Le Vanneau, très joli petit port aménagé pour
décharger récoltes et bestiaux. Installation au camping de la Garette, belle herbe, 20m de portage. En fin d’après midi, nous allons faire des courses en bateau à Coulon,
village touristique sympa.
Mardi, direction le Mazeau par une conche (c’est le nom qu’on donne aux canaux du marais mais on dit aussi écluseau, canal, rigole ou broue), puis par la Sèvre niortaise
agréable à naviguer, nous continuons par une autre conche jusqu’à Le Mazeau, village très désert. Nous poursuivons jusqu’à Damvix où nous faisons des courses ; le camping est agréable, desservi par un embarcadère, douches et piscine et une binouze au bar.
Mercredi, l’objectif c’est l’abbaye de Maillezais, grande abbaye qui est à l’origine de l’aménagement du marais.Nous y allons par la Sèvre puis par le canal du Bourneau
envahi de végétation aquatique qui gêne le pagayage, c’est le seul endroit où ça se produit. Pique-nique à Maillé. Nous prenons notre temps pour visiter l’abbaye de
Maillezais, ruine imposante et remarquablement mise en valeur. Courses en ville, on nous recommande un camping à la ferme à 3 km aux Ecluseaux, où l’accueil est
parfait, avec un excellent Pineau de production locale. L’adresse est à retenir.
Jeudi, nous reprenons la route par Maillezais, Maillé puis Damvix. Ensuite nous erronscarte en main dans les conches secondaires jusqu’au camping du Lidon, le plus cher du
marais, mais il en faut bien un, dit la tenancière. Le soir nous fêtons l’anniversaire (encore !) de Christophe avec des tartelettes à la fraise.
Vendredi, il nous reste à peine 2 heures de pagaie pour retrouver notre point de départ, Arçais. Il fait beau, nous sèchons les tentes, lavons les bateaux, pique-niquons
et en route pour 3 heures de bagnole qui nous mènent au club en fin de journée.
En conclusion, une découverte sympa, pas compliquée quand on a compris comment ça marchait, on n’a pas bivouaqué car c’est interdit mais on aurait pu le faire. La
signalétique est très utile pour se repérer, y a des campings un peu partout. Et en plus il a fait beau ! Une belle randonnée pas loin et pas cher : 125 € tout compris et moins
de 500 km A et R.
Jean-Pierre, Bernadette et Christophe.